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Je refuse
Ta science infuse
Qui se diffuse
Par ces idées confuses
Je ne suivrai pas l'aspect
Trop bien suspect
De ton intellect
Que je ne respecte
Va où le vent te mènera
Son souffle d'air te poussera
Loin de ces débats
Qui me rendent las
Je me sens si amer
D’être devenu ton adversaire
De tes pensées de travers
Je n'en veux que peu dans ma tanière
Je te conteste
Dans les avis indigestes
Que tu proclames et manifestes
Rien de ceux-ci en moi ne restent
Je discute
Je me dispute
Chaque minute
On se querelle, brutes
C'est le genre humain
De ne pas suivre un même chemin
Droit de chacun
D’être distinct
Dans un coin de mon cœur, une table usée,
S’étend le plateau aux cases à chevaucher,
Petits pions de bois, en attente d’un sort,
Je lance le dé, et ma quête commence encore.
Dans ce jeu ils flottent comme des échos,
Les mouvements qui tracent nos chemins,
Des pleurs de sombrer, des joies de réussir et là, bravo
Sur ce champ de bataille, le gagnant vient.
Les petites chevaux avancent, hésitants, prudents,
La grâce du jeu réside dans chaque instant,
Parfois la chance sourit, parfois elle se tait,
Un voyage partagé, où l’on sourit, où l’on essaie.
Les heures s’égrènent, le temps suspendu,
Les regards complices se croisent sans fin,
Dans cette danse enfantine, nous sommes revenus,
À l’innocence perdue, à un demain serein.
Alors que les chevaux tracent leur destin,
Le monde extérieur semble s'effacer au loin,
Nous jouons et avançons sans encore savoir le final,
Un simple jeu de société, ce reflet bien amical.
Revenons un jour, comme on revient en rêve,
À ce petit plateau, à ces souvenirs fous,
Car le jeu des petits chevaux, doux et sans trêve,
Rappelle à notre cœur l’enfant qui est en nous.